Loi de Programmation Militaire 2019-2025: un moment de vérité pour nos armées

Le Projet de Loi de Programmation Militaire pour les années 2019 à 2025, que nous avons examiné et adopté en première lecture cette semaine, réaffirme le rôle central que nous accordons à la Défense et à nos forces armées.

Je tiens tout d’abord à souligner l’excellente assise dont bénéficie la fonction militaire au sein de la Nation. Cette confiance de l’opinion publique dans les armées conforte l’action des militaires sur le territoire national et en opérations extérieures, tout autant que la politique de Défense et de Sécurité nationale. Je le vérifie tous les jours dans le Gard où le lien entre la population et les quatre régiments présents sur le territoire (le 4ème Régiment du matériel, le 2ème Régiment étranger d’infanterie, le 503ème Régiment du train et 6ème brigade légère blindée) est particulièrement fort.

Cette LPM consacre la remontée de l’effort de défense de la France, voulue par le Président de la République, et redonne dès à présent aux armées les moyens de remplir durablement leurs missions. Demain, celles-ci disposeront de moyens modernisés, et ceux qui les servent, qu’ils soient militaires ou civils, bénéficieront de conditions d’exercice de leur métier nettement améliorées.

Dans un contexte géostratégique dégradé, l’enjeu est de renforcer notre modèle d’armée complet et équilibré, capable, de manière soutenable et dans la durée, de garantir le socle fondamental des aptitudes nécessaires à notre défense : dissuader, protéger, connaître et anticiper, prévenir, intervenir.

Ces dernières décennies, les restrictions budgétaires ont directement impacté la vie quotidienne et les carrières de nos personnels militaires et civils. C’est pourquoi cette LPM fait de l’amélioration du soutien une priorité. Il s’agit de garantir aux femmes et aux hommes de la Défense les moyens de remplir leurs missions et d’améliorer ainsi les conditions d’exercice du métier des armes à travers leur formation et leur préparation opérationnelle. Il s’agit également d’optimiser les conditions de vie et de travail du personnel militaire ou civil, comme de sa famille. C’est l’une des ambitions de ce texte, et c’est cet axe majeur que je vais approfondir.

L’accroissement des effectifs, 6 000 postes supplémentaires dont la moitié bénéficiera aux domaines capitaux du renseignement et de la cyberdéfense pour faire face à la persistance de la menace terroriste et aux nouvelles formes d’agressions, inverse résolument la tendance à la baisse de ces trente dernières années.

Les deux composantes de la réserve opérationnelle participent elles aussi à soutenir et soulager des personnels extrêmement sollicités. Elles sont à ce titre des compléments indispensables aux armées et formations rattachées pour remplir l’ensemble de leurs missions et concourir à la réalisation de leurs contrats opérationnels. La présente LPM pérennise le budget spécifique de la réserve opérationnelle à 200 millions d’euros par an, permettant de maintenir l’objectif de 40 000 réservistes sous engagement à servir, pour un emploi annuel moyen d’environ 37 jours. Dans ce but, l’article 10 étend le seuil statutaire de durée annuelle d’activités de 30 à 60 jours. Afin de les fidéliser et dans un souci d’équité, la couverture sociale des militaires réservistes est améliorée et les partenariats avec les employeurs de réservistes, publics ou privés, développés.

Par ailleurs, nous avons pu constater que les restructurations profondes de notre outil de Défense, sous fortes contraintes financières, se sont traduites par une pression accrue sur les moyens dédiés au soutien, en particulier sur ceux qui contribuent directement à la condition militaire quotidienne : hébergement, alimentation, habillement, action sociale, reclassement…

Les relations humaines, l’intérêt et l’utilité des missions confiées, ainsi que l’adhésion aux valeurs et la fierté d’appartenance aux armées sont perçus par tous comme étant particulièrement positifs.Aussi, dans le cadre de cette visite ministérielle, j’ai eu l’opportunité de rencontrer les soldats du 4ème RMAT, basé à Saint-Césaire (Nîmes). Cette unité constitue un maillon indispensable au bon déroulement des opérations dans cette région aux enjeux stratégiques importants pour l’armée française.A Gao, elle assure le soutien logistique à l’ensemble des forces militaires engagées sur l’Opération Barkhane, qui compte près de 3500 militaires.

Cette unité contribue à favoriser l’appropriation par les pays partenaires du G5 Sahel de la lutte contre les Groupes armés terroristes (GAT), sur l’ensemble de la Bande sahélo-saharienne, afin de les empêcher de déstabiliser le processus de mise en œuvre de l’accord pour la paix au Mali.

Cette visite nous aura permis d’appréhender au mieux les réalités du terrain et de partager brièvement le quotidien de nos soldats qui luttent en dehors de nos frontières pour protéger la France et la stabilité de cette région.

Aussi, dans le cadre de cette visite ministérielle, j’ai eu l’opportunité de rencontrer les soldats du 4ème RMAT, basé à Saint-Césaire (Nîmes). Cette unité constitue un maillon indispensable au bon déroulement des opérations dans cette région aux enjeux stratégiques importants pour l’armée française.

A Gao, elle assure le soutien logistique à l’ensemble des forces militaires engagées sur l’Opération Barkhane, qui compte près de 3500 militaires.

Cette unité contribue à favoriser l’appropriation par les pays partenaires du G5 Sahel de la lutte contre les Groupes armés terroristes (GAT), sur l’ensemble de la Bande sahélo-saharienne, afin de les empêcher de déstabiliser le processus de mise en œuvre de l’accord pour la paix au Mali.

Cette visite nous aura permis d’appréhender au mieux les réalités du terrain et de partager brièvement le quotidien de nos soldats qui luttent en dehors de nos frontières pour protéger la France et la stabilité de cette région.

Aussi, dans le cadre de cette visite ministérielle, j’ai eu l’opportunité de rencontrer les soldats du 4ème RMAT, basé à Saint-Césaire (Nîmes). Cette unité constitue un maillon indispensable au bon déroulement des opérations dans cette région aux enjeux stratégiques importants pour l’armée française.

A Gao, elle assure le soutien logistique à l’ensemble des forces militaires engagées sur l’Opération Barkhane, qui compte près de 3500 militaires.

Cette unité contribue à favoriser l’appropriation par les pays partenaires du G5 Sahel de la lutte contre les Groupes armés terroristes (GAT), sur l’ensemble de la Bande sahélo-saharienne, afin de les empêcher de déstabiliser le processus de mise en œuvre de l’accord pour la paix au Mali.

Cette visite nous aura permis d’appréhender au mieux les réalités du terrain et de partager brièvement le quotidien de nos soldats qui luttent en dehors de nos frontières pour protéger la France et la stabilité de cette région.

J’ai pu le constater lors de ma visite à Gao en janvier dernier aux soldats du 4è RMAT qui assurent un soutien logistique à l’ensemble des forces militaires engagées sur l’Opération Barkhane, qui compte près de 3 500 militaires. J’ai ainsi pu appréhender au mieux les réalités du terrain et partager, même brièvement, le quotidien de nos soldats en OPEX.

En revanche, les conditions de vie, dont le logement, le niveau des rémunérations et la conciliation vie privée-vie professionnelle sont sources d’insatisfaction. Le manque de moyens humains et les questions liées aux parcours professionnels influent aussi négativement sur le moral des militaires. Il est enfin admis que l’environnement familial a une incidence sur l’attractivité durable de la fonction militaire et la fidélisation.

La présente LPM tire la conséquence de ces insuffisances et fait de l’amélioration des conditions de soutien des personnels civils et militaires une priorité. Le « Plan famille » allouera près de 530 millions d’euros entre 2019-2025 aux familles qui subissent les contraintes de l’engagement, notamment les absences ou la mobilité opérationnelle.

Nous avons devant nous un chantier important, celui de la place des femmes dans les forces armées françaises. Si le rôle des femmes militaires est désormais reconnu, leur situation n’est pas pour autant stabilisée et des évolutions sont encore nécessaires. Pour rappel, le taux de féminisation dans les forces armées se stabilise à 15,6 % en 2016.

Le 7ème rapport du Haut Comité d’évaluation de la condition militaire définissait déjà en 2013 des priorités qui m’apparaissent essentielles, parmi lesquelles le développement de l’attractivité, l’adaptation de la vie professionnelle et l’articulation de cette vie professionnelle avec la vie privée des militaires. Ce texte s’engage pleinement dans cette voie et je m’en réjouis. J’en veux pour preuve l’article 7 qui ouvre la possibilité d’engagement à servir la réserve aux militaires placés en congés pour convenances personnelles pour élever un enfant de moins de huit ans.

Les efforts consentis par le Gouvernement pour s’appuyer sur des femmes et des hommes formés, entrainés, valorisés et pleinement intégrés à la Nation étaient attendus. Cette LPM 2019-2025 est ambitieuse et responsable. Elle répare les carences du passé et donne un nouveau souffle aux 270 000 militaires et civils ainsi qu’à leurs familles.