L’Assemblée valide l’accord sur la Grèce

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L’Assemblée nationale a modifié son ordre du jour afin d’examiner prioritairement hier après-midi, lors d’un débat et d’un vote en séance publique, l’accord européen sur la Grèce. En l’approuvant très largement, par 412 voix contre 61, elle est le premier Parlement européen à avoir validé cet accord majeur.

Lors de son allocution, Manuel VALLS a rappelé l’importance des enjeux de l’accord : le premier d’entre eux était le maintien de la Grèce dans la zone Euro, et dans l’Union Européenne. En évitant le « Grexit », les Etats membres ont privilégié l’intérêt général, celui de l’Europe. « Abandonner Athènes, c’est nous abandonner nous-mêmes. » a utilement précisé le Premier Ministre.

Certes, beaucoup reste encore à accomplir, à commencer par la poursuite des réformes en Grèce, mais le chemin vers la stabilisation, dans l’apaisement, a été trouvé.

Depuis le début de la crise Grecque de ces dernières semaines, la France est restée solide et ferme sur ses positions : parvenir à un accord et maintenir la solidarité européenne – tandis que la droite spéculait déjà sur la désunion et l’individualisme. Elle a assumé ses différences avec l’Allemagne sans jamais renier ce qui fait le ciment de cette relation, moteur de l’Europe.

Lors de cette négociation historique, François HOLLANDE s’est efforcé d’entretenir le dialogue, et a œuvré, avec succès, pour l’émergence d’un accord. Je salue cette issue et félicite le Chef de l’Etat pour ses qualités, encore une fois démontrées, de diplomatie, d’écoute, et de ténacité, qui ont permis à la Grèce, la France et l’Europe de sortir par le haut de cette impasse.

Françoise DUMAS