Un musée de la romanité qui tourne le dos à l’avenir

DUMAS PORTRAIT

Comme je l’ai toujours affirmé, ce projet n’est pas adapté aux besoins de notre ville et aux enjeux actuels.

Sur ce site, nous avons besoin d’un véritable palais des Congrès afin de retrouver un dynamisme économique au centre-ville de Nîmes et pour servir de locomotive à l’ensemble de l’agglomération.

De plus, ce musée sera en concurrence directe avec le musée antique d’Arles, déjà existant, et celui de Narbonne en voie de construction.

Quelles solutions ont elles été envisagées pour éviter que Nîmes ne subisse cette proximité ? Pour qu’une interconnexion soit instaurée entre ces différents musées et avec un monument romain mondialement célèbre, tel que le Pont du Gard ?

Ce projet est beaucoup moins ambitieux en termes de valorisation du patrimoine et de retombées commerciales, que celui que j’avais soutenu lorsque j’étais élue à la Région.

C’est la raison pour laquelle, il n’a réunit qu’un nombre restreint de financeurs.

Ce manque de co-financements en fait donc un choix inadapté pour l’investissement, car ce projet va plomber des crédits déjà en baisse, à cause du très fort endettement de la Ville et d’un niveau d’imposition élevé.

Sans compter le fait, alarmant en soi, que le coût final de cet équipement demeure encore incertain : 60, 80 millions d’euros, voire …