L’Assemblée nationale préserve nos traditions taurines

 

Arènes

 

Dans le cadre du projet de loi de modernisation et de simplification du droit voté jeudi dernier, l’Assemblée nationale a adopté un texte reconnaissant aux animaux la qualité symbolique « d’êtres vivants doués de sensibilité ».

En prévision de ce texte, une inquiétude avait parcouru certains au sein des milieux tauromachiques mais aussi de l’élevage en général, qui craignaient que cette reconnaissance puisse remettre en cause leur pratique et leur activité.

Or ce n’est pas le cas. Ce texte revient à aligner le code civil, qui considère les animaux comme « des biens meubles », sur les codes pénal et rural qui les reconnaissent déjà comme « des êtres vivants et sensibles ». En même temps, il est aussi écrit dans le texte adopté que « sous réserve des lois qui les protègent, les animaux sont soumis au régime des biens corporels ».

C’est donc un texte équilibré qui vient d’être adopté, car il n’instaure pas un statut juridique spécifique de l’animal ; ce qui aurait été source de contentieux de la part notamment des mouvements écologistes ou anti-corridas radicaux. Ce texte préserve à la fois nos traditions culturelles et notre élevage.

Depuis l’adoption du texte le 6 novembre dernier, les craintes semblent être retombées. Le principal syndicat agricole voit dans le texte qui a été adopté un moindre mal, car les animaux ne se voient pas dotés d’une nouvelle catégorie juridique, entre celle des hommes et celles des biens.

En tant que vice-présidente du groupe d’étude sur la tauromachie à l’Assemblée nationale, je demeure mobilisée afin que le droit ne puisse être utilisé comme un moyen détourné afin de remettre en cause notre attachement à nos traditions taurines.

Françoise DUMAS