Manuel Valls peut compter sur une majorité mobilisée

 

Manuel VALLS en visite à Nîmes, en juillet 2013.
Manuel VALLS en visite à Nîmes, en juillet 2013.

 

Le Premier Ministre a prononcé cet après-midi son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale. Il y a rappelé, avec pugnacité, les lignes et les objectifs de son action pour le redressement de la France.

Manuel Valls a notamment insisté sur la gravité et l’importance du contexte international, tant en Europe que dans le monde, qui obligent la France à assumer entièrement et sérieusement ses responsabilités, y compris à l’extérieur de nos frontières, puisque la situation en Irak nous y obligeait. Il a également salué l’inflexion que commence à adopter l’Union Européenne, vers la croissance, la demande et l’investissement, plutôt que vers une austérité inadaptée, et rappelé le rôle précurseur de la France sur cette ligne.

Sur le plan de la politique intérieure, le Premier Ministre a tenu à rappeler les lignes fortes de l’action de son Gouvernement, à savoir une stratégie de redressement de nos entreprises dont il a rappelé le rôle central dans la création de richesses et d’emplois. Il s’est également montré ferme sur plusieurs points soulevés de manière abusive par la droite et le Medef, visant à attaquer les acquis de notre code du travail. Ainsi, la durée légale hebdomadaire, le montant du SMIC, la nature du CDI, ne seront en aucun cas remis en question par son Gouvernement. Il a ainsi affirmé l’importance de ne jamais opposer compétitivité et protection sociale, un des piliers de notre société.

Je tiens en outre à saluer tout particulièrement l’annonce qui a été faite en direction des bénéficiaires des petites pensions de retraite. Comme l’avait précédemment annoncé le ministère des affaires sociales, le « Minimum vieillesse » sera réévaluée, pour atteindre les 800€ mensuels. Quant aux pensions inférieures à 1200€, elles bénéficieront  d’une prime exceptionnelle malgré la faible inflation. Ces mesures concrètes attestent de la volonté de ce Gouvernement de ne pas céder aux mesures austéritaires.

A l’issu du discours et du débat, les députés ont voté l’approbation de ce programme politique. Ils lui ont accordé leur confiance, à 269 contre 244.L’heure est désormais au travail. « Gouverner c’est résister » a rappelé Manuel Valls. Les Socialistes doivent tenir dans la durée. il en va de la crédibilité du Gouvernement et de la place de la France à l’international.