L’éducation, otage de la politique politicienne

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Le 7 mai dernier, le décret Hamon a permis aux communes en difficulté et ayant pris du retard dans leur projet, de regrouper les temps périscolaires le vendredi après-midi.

Le 11 juin dernier, face aux revirements du Maire de Nîmes concernant l’application des rythmes scolaires, je lui ai demandé de clarifier sa position.

Hier, il a finalement annoncé qu’il souhaitait suivre le décret Hamon alors que la Ville de Nîmes a déjà validé, en tout début d’année, un projet équilibré, sous la responsabilité de Jacky RAYMOND, alors adjoint à l’Enseignement scolaire.

Ficelé au dernier moment, ce nouveau projet ne me paraît pas de nature à poursuivre l’objectif principal de la réforme des rythmes : lutter contre l’échec scolaire en améliorant les rythmes d’apprentissage des enfants.

En effet, la semaine des élèves va être déséquilibrée et le vendredi sera une journée surchargée de six heures, puisque toutes les activités périscolaires y seront regroupées.

Par ailleurs, le risque est très grand de voir les parents partir en week-end dès le vendredi, amplifiant ainsi l’absentéisme scolaire.

L’attitude partisane qui a motivé le choix du Maire de Nîmes est fortement dommageable, car le bien-être et la réussite scolaire des enfants ne sont ni de Gauche, ni de Droite ; elles doivent être la priorité absolue de l’ensemble des élus en responsabilité.

Françoise DUMAS