La garrigue nîmoise otage d’enjeux politiciens

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Monsieur le Sénateur-Maire découvre tardivement la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové, dite « ALUR », et ce faisant, commet une erreur sur le fond.

Contrairement à ce qu’il déclare, cette loi n’ouvre pas la porte à une urbanisation à tout va.

En effet, tout en répondant à l’urgence sociale de la crise du logement en levant les freins à la construction, la loi « ALUR » réaffirme le rôle central du maire en matière de délivrance des autorisations d’urbanisme.

C’est donc une loi équilibrée qui responsabilise le maire, notamment en matière d’environnement, s’il en a réellement la volonté politique.

Jean-Paul FOURNIER a donc plus à craindre de ses propres tendances à l’urbanisation galopante que de cette loi, qui ne lui impose rien. En témoignent les réalisations ou les projets portant atteinte à la garrigue qu’il a imposé ou laissé faire : urbanisation de la pointe nord du bois des Espeisses, le mur de la route d’Alès, le projet de la ZAC Védelin, etc.

En fait, en dénonçant mal à propos cette loi, le maire ne vise pas à défendre la garrigue mais à remettre en cause l’action du Gouvernement au prétexte qu’en tant que députée du Gard, je soutiens son action réformatrice.

A moins qu’il ne tente ainsi de justifier par anticipation une refus du PLU intercommunal dont Nîmes Métropole s’honorerait de le mettre en place ? Il est vrai qu’il n’en est plus président.

Les nombreux Nîmois mal-logés, les défenseurs de l’environnement, ainsi que les professionnels du bâtiment et de la construction apprécieront sans doute d’être les otages de ces considérations strictement politiciennes qui vont à l’encontre de l’intérêt général.

Françoise DUMAS